Thomas Enhco

Thomas

Thomas Enhco

Pour concevoir son album, Thomas Enhco a pensé à l’amour ; à sa violence, à sa rudesse, à la folie qu’il déchaîne, aux miracles qu’il fait éclore. Pénétré de rage et de douceur, de conflits puis de réconciliations, Feathers aurait pu s’appeler Fragments d’un discours amoureux. D’une dernière nuit de février aux yeux d’un amant posés sur sa moitié endormie, d’une crique de sable secrète aux lèvres qui n’arrivent pas à dire le mot, toutes les étapes de la passion imprègnent une musique ardente comme la vie. Thomas Enhco nous invite à oublier le piano en tant qu’un instrument mécanique, pour l’imaginer comme « matière magique et malléable ». On ne saurait donner meilleur conseil : oublier le piano, jusqu’à ses dièses, ses bémols, son clavier, les doigts qui l’effleurent même – pour ne retenir que le chant extraordinaire et envoûtant d’un jeune Français en train de devenir, l’air de rien, l’un des géants du jazz de notre époque.
Thomas

W.A Mozart : Piano Concerto K.491 (no24) in Ut minor